Tout plutôt qu’être moi

couv70070261Tout plutôt qu’être moi (2016)
Ned Vizzini
Editions La belle colère
397 pages
Jeunesse

Résumé : Durant l’une des séances chez son psy, Graig Gilner apprend qu’il existe une maladie mentale appelée le syndrome d’Ondine : ceux qui en souffrent oublient de respirer ; pour ne pas mourir asphyxiés, ils doivent se répéter sans cesse  » respire, respire, respire « . La dépression, Graig va en faire l’expérience, c’est ce qui arrive quand on oublie de vivre. Comme beaucoup d’adolescents, Graig est bien décidé à réussir sa vie. Il intègre l’une des plus prestigieuses prépas de New York, de celles qui font de vous un homme important et assurent votre avenir. Seulement, au bout d’un an, il ne mange plus, ne dort plus, n’arrive plus à se lever, pense sans arrêt à ses devoirs, ses exams et à la jolie copine de son meilleur ami. Pour faire front à tout ça, il ne trouve d’autre solution que de fumer de l’herbe en glandant pendant des heures. Graig est pris dans une spirale d’anxiété, d’inquiétudes, de peurs qui l’acculent et le paralysent. Comment en est-il arrivé là ? Comment est-on poussé au point où la pression se fait tellement forte et nous, si faibles que la seule solution qui s’offre à nous, c’est d’en finir ?


Ce roman est une perle ! Il atteint pour moi la perfection ; cela faisait longtemps que je n’avais pas lu de roman si humain, si attachant, si vrai, et profondément juste.

Si le thème abordé n’est pas simple, ce roman, bien au contraire, n’est pas du tout morose : Ned Vizzini nous offre une histoire qui nous fait parfois esquisser un sourire et qui nous prend le cœur tant on s’y attache facilement. Sa plume est d’une douceur et la narration de Craig est on ne peut plus agréable : on le comprend, on le chérie, et surtout, on veut le protéger. On a peur pour lui, pour sa vie, et on lui souhaite d’aller mieux durant tout le roman. J’ai apprécié les descriptions de l’auteur qui ne sont pas pesantes mais bien dosées : de quoi s’immerger, de là à se croire dans un film. Car oui, très souvent je visualise les scènes, les personnages au cours de mes lectures, mais avec Tout plutôt qu’être moi, c’était un vrai film qui se déroulait dans ma tête, et c’est quelque chose que j’ai adoré.

Tout plutôt qu’être moi renferme une vraie morale, qui aidera parfaitement les personnes atteintes de dépression mais, paradoxalement, ceux qui vont bien également : Ned Vizzini nous livre l’envie de vivre, l’espoir d’une vie toujours meilleure et même, indirectement, les clés du bonheur. Certes, ce livre renvoie à la période de l’adolescences car les problèmes abordés sont propres à cet âge-là, mais je pense que ce roman peut être lu à tout âge tant le propos est mature et la morale est pleine d’humanité.

Tout plutôt qu’être moi devient facilement addictif (et j’ai d’ailleurs un coup de cœur pour le visuel, la mise en page, le toucher du papier des éditions La Belle Colère) si bien qu’on ne le lâche plus. C’est un roman à lire dans sa vie, qu’on aille bien ou qu’on aille mal, un roman à conseiller, à partager, à aimer.

– Alors je vais rester ici jusqu’au vrai déclic?
– Je ne vous suis pas.
– Je vais rester jusqu’à ce que je sois guéri?
– On ne guérit pas de la vie, Monsieur Gilner. On la gère.

7 Replies to “Tout plutôt qu’être moi”

  1. Ce roman est très émouvant !

    1. Totalement d’accord ! 🙂

  2. Je sens que je vais craquer et me l’offrir !

    1. Tu peux sans soucis ! 🙂 ca serait avec joie de connaître ton avis d’ailleurs !

  3. Un roman qui attend encore dans ma WL, et j’ai bien envie de l’acheter là maintenant tout de suite…

    1. J’espère qu’il te plaira ! 🙂

  4. […] Je peux vous inviter à lire mon avis ici. […]

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