Je voulais juste vivre

je-voulais-juste-vivre-746630-264-432Je voulais juste vivre (2016)
Yeonmi Park
Editions Kero
304 pages
Autobiographie

Résumé : Yeonmi a 13 ans, sa courte vie est déjà marquée par le désespoir. Elle n’a qu’une solution : fuir son pays, la Corée du Nord. Elle ne se doute pas que le chemin vers la liberté va l’entraîner en enfer…
Après des années de privations et de harcèlement, par une nuit glaciale, Yeonmi, 13 ans, et sa mère, réussissent à traverser le fleuve Yalu qui marque la frontière entre la Corée du Nord et la Chine. Elles laissent derrière elles leur pays natal et ses horreurs : la faim, la délation constante et surtout une répression impitoyable et le risque permanent d’être exécutées pour la moindre infraction. Mais leur joie n’est que de courte durée. Rien ne les a préparées à ce qui les attend entre les mains des passeurs. Après plusieurs années d’épreuves inhumaines et un périple à travers la Chine et la Mongolie, Yeonmi atteint finalement la Corée du Sud.
À 22 ans, Yeonmi est désormais une combattante : c’est l’une des plus influentes dissidentes nord-coréennes et une activiste reconnue des droits de l’homme.


Je voulais juste vivre est un roman poignant. Plongés dans l’épopée de Yeonmi, nous l’accompagnons en Corée du Nord, pays connu pour sa dictature mais pourtant assez mystérieux.

Yeonmi nous révèle les affres de son pays natal : la famine, la dictature, la répression. Il est difficile de croire que tout cela est vrai tant cela semble inhumain.

Racontant dans un style assez simple son évasion vers les pays voisins, j’ai trouvé son écriture assez plaisante à lire. L’histoire est pleine de rebondissements, elle nous fait éprouver de nombreuses émotions : tristesse, compassion, peur, … C’est quelque chose que j’ai vraiment apprécié ! De plus, sachant qu’il s’agit d’une autobiographie, j’ai été d’autant plus marquée par ce bouquin.

Le livre est drôlement bien conçu puisqu’il comporte une carte géographique de l’Asie de l’Est. Cette dernière nous permet de nous repérer lors de notre lecture, car il n’est pas rare que Yeonmi Park situe son périple à travers des noms de pays ou de villes. Elle est donc drôlement pratique.

Certes, ce roman n’est pas le plus joyeux ─ je ne vous le conseille pas lors d’une baisse de moral ─ mais il nous fait comprendre la valeur de nos vies occidentales, et c’est une des raisons qui font que je l’ai bien aimé.

De même que l’écriture, la lecture m’a aidée à organiser mon monde. À mon arrivée en Corée du Sud, j’ai dévoré toutes les traductions des plus grandes œuvres que je pouvais me procurer. Plus tard, j’ai été en mesure de les lire en anglais. Puis en commençant la rédaction de mon propre livre, je suis tombée sur une citation de Joan Didion : « Nous nous racontons des histoires afin de vivre. » Même si l’auteur et moi venions de cultures très différentes, je sentais la vérité de ses mots faire écho en moi. Je comprends que, parfois, le seul moyen de survivre à nos propres souvenirs c’est d’en façonner des histoires afin de donner un sens à des événements autrement inexplicables.

2 commentaires

  1. Chronique très intéressante, notamment la fin où tu dis que ce roman nous fait comprendre la valeur de nos vies occidentales. Ca m’intrigue pas mal, ce bout de phrase !
    En tout cas, Je voulais juste vivre est un récit que je voulais déjà lire, parce qu’on en sait peu sur la Corée du Nord mine de rien, et que cette autobiographie ne peut que rendre de manière très honnête la vérité.

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