Delirium, tome 3

delirium,-tome-3-supernovaeDelirium, livre 3 : requiem (2013)
Lauren Oliver
Editions Hachette collection Black Moon
414 pages
Science-fiction, dystopie
Tome 3/3

Résumé : Alex est revenu. Le premier amour de Lena n’est pas mort.
Mais il a changé.
Les mois de torture, la lutte de chaque jour dans une nature hostile, la menace qui pèse sur la résistance plus grande que jamais: Alex n’est plus le même.
Hana non plus. Hana qui a été opéré.
Hana qui va se marier. Hana qui doute.

Imaginez qu’on vous prive de tout sentiment.
Que la liberté ne soit plus qu’un vieux souvenir dénué de sens.
Jusqu’où iriez-vous pour garder le droit d’aimer?


Il faut tout d’abord savoir que j’ai adoré les deux premiers tomes de Delirium et que cette saga s’est rapidement placée comme l’une de mes dystopies préférées, tout comme Lauren Oliver a pu rejoindre le cercle de mes auteurs favoris. J’espérais donc beaucoup de ce dernier tome qui, je l’espérais, allait être à la hauteur de mes attentes pour finaliser cette série comme elle se doit.

Ce tome se lit sous un double point de vue : un chapitre sur deux, Lena ou Hana sont les narratrices. Chacune est dans une situation différente, des antipodes qui évoluent dans ce monde futuriste apocalyptique ; donc, très rapidement, le lecteur s’attache plutôt à l’une ou l’autre. Pour ma part, j’ai été vraiment plus emballée par les chapitres d‘Hana. Lena est plutôt molle et nous la retrouvons dans une situation quasiment similaire au tome précédent, bien qu’Alex soit revenu et nous espérons donc qu’il ajoutera du piquant à l’histoire, afin de la chambouler. 

Les relations entre les personnages sont différentes car ils ont évolué. Un personnage qui évolue est toujours un point positif pour moi : Lena découvre un nouvel amour avec Julian alors qu’Hana a enfin subit le protocole et va se marier, ce qui est relativement plaisant. Toutefois, ces nouvelles relations sont étranges, froides. Je n’ai pas ressentie la chaleur des relations des autres tomes et cela m’a quand même relativement déçue.

J’applaudis malgré tout l’imagination, le travail et ─ comme à chaque fois que je lis un livre de Lauren Oliver ─ la plume de l’auteur qui sont vraiment les grands atouts de cette trilogie. L’histoire peut paraître banale mais elle ne l’est vraiment pas. Tout est méticuleusement calculé et renvoie vraiment le lecteur à un questionnement sur lui-même et son rapport à la société.

Je parlerai vaguement de la fin en évitant tout spoil : cette dernière est satisfaisante mais clichée à mon goût. Elle ne conclue pas totalement cette histoire car elle tend vers une réflexion sur le devenir des personnages. J’aurais apprécié un épilogue comme il a pu y en avoir dans Divergente de Veronica Roth, où nous apprenons ce que devient la société ─ ce qui me parait fondamental pour une dystopie.

Je dirai, pour formuler un avis global sur la série, qu’elle est vraiment bonne : l’univers est riche, les personnages nous font éprouver des sentiments très différents, allant de l’adoration au dégoût et cela les rend indéniablement humains. Malgré l’avis mitigé que je donne, j’ai été satisfaite de ce tome mais qui aurait mérité un peu plus de profondeur pour qu’il soit aussi excellent que le premier qui reste mon favori.

Faites tomber les murs.
Sinon, vous mènerez une vie étriquée, une vie de peur, vous vous barricaderez contre l’inconnu, vous réciterez des prières contre les ténèbres, vous laisserez parler la crainte et l’étroitesse d’esprit.

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