Coraline

Coraline (2003)
Neil Gaiman
Editions J’ai lu
155 pages
Jeunesse, fantastique

Résumé : Coraline vient de déménager et découvre son environnement, une étrange maison qu’elle et ses parents partagent avec des voisins peu communs : deux anciennes actrices et un vieux toqué éleveur de souris savantes. « Je suis une exploratrice ! », clame Coraline. Gare pourtant : derrière la porte condamnée, un monde magique et effrayant l’attend.


Je connaissais Coraline bien avant de lire ce livre : en effet, j’ai vu plusieurs fois l’adaptation cinématographique de ce roman, qui était pour moi un très bon film d’animation. Coraline était un conte qui me fascinait par son univers morbide et glauque. J’avais donc fortement envie de lire l’histoire originale écrite par Neil Gaiman en 2003.

Coraline est un roman très court et qui se lit très aisément. En effet, nous sommes de suite immergés dans l’histoire et l’action arrive très vite (bien plus rapidement que je ne l’aurais imaginé). Nous suivons l’aventure de Coraline (et non pas Caroline !), par un narrateur externe. Coraline est une fille extravagante et courageuse qui va explorer sa maison suite a un ennui profond, et qui va y découvrir un monde parallèle terrifiant…

Oui, pour moi, le mot « terrifiant » est celui qui correspond le mieux à cet univers créé par Gaiman. Bien que Coraline est un livre qui peut être lu par des enfants, il y règne une atmosphère lourde et macabre mais qui m’a vraiment bien plu. Original, l’auteur nous livre avec sa plume très douce et simple un conte qui peut être lu par tous les publics.

Je ne saurais dire si ce bouquin est empli de suspens ou non ─ connaissant déjà le film avant de lire le livre ─ mais l’histoire est palpitante. Evidemment, nous pouvons imaginer la fin, comme pour pas mal de contes, mais les événements de Coraline nous surprennent par leur originalité et leur perspicacité.

Il est étonnant de constater à quel point notre personnalité dépend du lit dans lequel nous nous réveillons le matin. Étonnant aussi, comme cette personnalité peut être fragile.

Parfois Coraline oubliait qui elle était quand elle rêvait qu’elle explorait l’Arctique, la forêt amazonienne ou le coeur de l’Afrique ; alors il fallait lui taper sur l’épaule en l’appelant par son nom pour qu’elle franchisse d’un bon, un million de kilomètres et revienne en sursaut dans la réalité.

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